Cours n°2 : La prière des deux fêtes.
1- Son jugement.
La prière des deux fêtes est une obligation pour l’homme et la femme, du fait que le prophète ﷺ l’a accomplie avec assiduité et a ordonné de sortir pour cette prière.
D’après Umm ‘Athiyya :
« On nous a ordonné de sortir, que ce soit les femmes pubères non mariées et, les femmes qui avaient pour habitude de rester chez elles ».
Sahîh Al-Boukhārî, hadith n°974.
D’après Hafsa Bint Sirîne :
« Nous interdisons nos filles de sortir le jour de l’Aïd. Une femme est venue dans le palais de Banî Khalaf. Je suis partie la voir. Elle m’a informé que le mari de sa sœur avait combattu avec le prophète ﷺ au cours de douze batailles. Et sa sœur était avec lui dans six batailles et, elle a dit :
« Nous nous occupions des malades et des blessés ».
Elle demanda :
« Ô Messager d’Allah ! Est-ce qu’il y a un mal pour l’une d’entre nous qui n’a pas de Djilbāb (*) de rester chez elle (le jour de l’Aïd) ? ».
Il répondit : « Que sa sœur lui donne un Djilbāb à porter afin qu’elles assistent au bien et aux invocations des croyants ».
(*) Le voile prescrit
Sahîh Al-Boukhārî, hadith n°980.
2- Le moment de la prière.
D’après Yazîd Ibn Khoumayr Ar-Rahabî :
« Abdallah ibn Bousr, un des compagnons du Messager d’Allah ﷺ, est sorti avec les gens un jour de la fête de la rupture ou du sacrifice. Il a détesté le retard de l’imām et, a dit :
« (Au temps du prophète ﷺ) nous finissions la prière de l’Aïd à cette heure-ci ».
Et ça, c’était le moment de At-Tasbîh (*) ».
Sahîh Aboū Dāwoud, hadith n°1005.
(*) Il fait allusion à l’heure où le soleil s’est élevé, où l’heure défendue pour la prière surérogatoire est passée, où la l’heure de As-Soubha est rentrée. Et As-Soubha est une prière surérogatoire. (Voy dans ‘Awn Al-Ma’boūd 3/486 ).
Al-Wadjîz fî fiq-his-sunna wal-Kitābil-‘Azîz du Chaykh ‘Abdoul’Azîm Ben Badawî, p.186 et 187.