Cours n°21
Les conditions de validité de la prière (suite).
6- L’intention – النية –
Il consiste à avoir l’intention d’accomplir la prière pour laquelle on s’est levé. On prend l’intention au niveau du cœur, comme pour la prière obligatoire du Zouhr, de ‘Asr ou, leurs prières surérogatoires par exemple (1).
Il n’est pas légiféré de prononcer l’intention.
La raison est que le prophète ﷺ ne l’a pas prononcée.
Lorsqu’il se levait pour accomplir une prière, il ne disait que « Allāhou Akbar ». Il n’a pas dit quelque chose avant ça et, n’a nullement prononcé l’intention.
Il n’a pas dit : Je vais accomplir pour Allah telle prière, me dirigeant vers la Qibla, en quatre rakats, étant imām ou ma’moūm (*).
Il n’a pas dit non plus : M’en acquittant, ou le remboursant, […]
Ce sont des innovations, dont personne n’a jamais transmises du prophète ﷺ à travers une chaîne de transmission authentique, ni faible, ni sous forme de mousnad, ni moursal, pas une seule formulation.
Pas un seul de ses compagnons, aucun des Tābiîn n’a reconnu cela comme bon, ni les quatre (04) imāms. (2)
(1) Talkhîs sifa As-Salā du Chaykh Albānî, p.12
(*) le ma’moūm est celui qui prie derrière l’imām.
Al-Wadjîz fî fiq-his-sunna wal-Kitābil-‘Azîz du Chaykh ‘Abdoul’Azîm Ibn Badawî, p.102