Cours n°36
LA PROSTERNATION DE LA DISTRACTION (Le moment pour l’exécuter) (suite).
S’il s’agit d’une diminution, tel que le délaissement du premier tachahhoud, la prière aura besoin d’être compensée, et sa compensation devra se faire avant le taslim pour que la prière soit complète, car le taslim marque la fin de la prière.
S’il s’agit d’un ajout tel que l’ajout d’une rakat, il n’y a pas lieu de faire deux ajouts dans la prière et pour cela, on fera le soudjoûd après le taslim. Il s’agira d’une humiliation pour le diable [… ]
Aussi s’il doute et retrouve la certitude, alors sa prière aura été complète, les deux prosternations seront donc comme un rabaissement pour le diable, elles seront donc après le taslim.
S’il fait le taslim et qu’il reste certains actes de la prière qui ne sont pas accomplis et qu’il les exécutent alors la prière aura été complète. Le taslim qu’il fera à la suite sera considéré comme un ajout. Le soudjoûd dans ce cas se fera après le taslim car il sera une humiliation pour le diable.
S’il doute et que ce qui est plus probable ne lui apparaît pas, comme s’il ne sait pas s’il a accompli 4 rakats ou 5 rakats. S’il se trouve qu’il a accompli 5 rakats, les deux prosternations feront que sa prière devienne paire de sorte qu’il sera comme s’il avait accompli 6 rakats et non 5, alors le soudjoûd ne devra se faire qu’avant le taslim.
Ce que nous avions mentionné prend en compte tous les hadiths sans exception tout en usant de la bonne analogie sur les aspects non mentionnés dans les textes [… ]
Al-Wadjîz fî fiqhis-Sunna wa A-kitāb Al-‘Azîz du Shaykh ‘Abd Al-‘Adhîm ibn Badawî, p. 153-154