Règle n°6.
La méthode utilisée par le Coran pour affirmer l’unicité d’Allah (le tawhîd) et réfuter son opposé (le chirk).
Chaykh ‘Abdourrahmān ibn Nāsir As-Sa’dî, رحمه الله a dit :
« Peu s’en faut que tout le Coran ne soit l’affirmation du tawhîd et la réfutation de son opposé. Dans la plupart des versets, Allah affirme Son unicité dans l’adoration, son adoration exclusive sans rien lui associer.
Il informe que tous les messagers ont appelé leurs peuples à l’adoration d’Allah, sans rien lui associer.
Et que Allah, le Très Haut, n’a créé les djinns et les hommes que pour qu’ils L’adorent.
Et que les livres et les messagers sont en accord sur ce fondement, qui est la base de tous les autres fondements.
Et que quiconque n’accomplit pas ses pratiques religieuses en tenant compte de cela, le fait de vouer l’œuvre exclusivement à Allah, ses œuvres sont vaines :
« لَئِنْ أَشْرَكْتَ لَيَحْبَطَنَّ عَمَلُكَ »
« Si tu donnes des associés à Allah, ton oeuvre sera certes vaine »
Sourate Az-Zumar (39), verset 65.
« وَلَوْ أَشْرَكُوا۟ لَحَبِطَ عَنْهُم مَّا كَانُوا۟ يَعْمَلُونَ »
« Mais s’ils avaient donné à Allah des associés, alors, tout ce qu’ils auraient fait eût certainement été vain ».
Sourate Al-‘An’ām (06), verset 88.
Il appelle les serviteurs vers ce qui se confirme dans leur prime nature, dans leur raison notamment, le fait que Celui qui est le seul à tout créér, le Seul qui administre, le Seul qui accorde les bienfaits apparents et cachés, c’est Celui-là seul qui mérite d’être adoré.
Et que les autres créatures ne peuvent pas créer, elles ne peuvent ni nuire, ni profiter. Ils ne peuvent rien en faveur de quelqu’un contre Allah.
Il appelle aussi vers ce fondement à travers ce qui fait Son éloge notamment, le fait qu’Il soit Le seul à détenir les plus grands Attributs, glorieux, parfaits, et que Celui qui est le Seul à avoir cette perfection de façon absolue et qui n’a d’associés dans cela, mérite que tu lui voues exclusivement tes œuvres apparentes et cachées.
Il affirme cette unicité par le fait qu’Il est Le seul Juge, Celui qui commande et qui gouverne. Personne ne donne un jugement en dehors de Lui, ni dans la législation, ni en matière de punission.
« إِنِ ٱلْحُكْمُ إِلَّا لِلَّهِ ۚ أَمَرَ أَلَّا تَعْبُدُوٓا۟ إِلَّآ إِيَّاهُ »
« Le pouvoir n’appartient qu’à Allah. Il vous a commandé de n’adorer que Lui ».
Sourate Yoūssouf (12), verset 40.
Souvent, il l’affirme en évoquant les bienfaits du tawhîd. Et que c’est l’unique religion obligatoire qu’Il a légiférée pour tous ses serviteurs, acceptée par la raison et la prime nature.
Il évoque aussi les méfaits de l’associationnisme (le fait de donner des égaux à Allah), sa laideur, la confusion dans la raison de ses adeptes après que leur religion ait été confuse, le fait qu’ils n’ont pas un cœur tranquille et qu’ils sont dans un doute profond.
Souvent Il appelle vers cela (le tawhîd) en mentionnant le bien qu’il y a dans cela dans ce bas-monde et dans l’au-delà, la vie agréable que cela procure dans les trois demeures (*), et en évoquant aussi ce qui se rattache à son opposé comme châtiments dans la vie présente et future, et comment sont ses conséquences, mauvaises et terribles.
En résume tous les biens de la vie présente et future sont les fruits du tawhîd et, tous les maux de la vie présente et future sont les fruits de son opposé (le chirk). Et Allah est plus savant ! » .
Al-Qawā’id Al-Hissān Al-Mouta-‘al-liq bitafsîr Al-Qur’ān, Chaykh ‘Abdourrahmān Ibn Nāsir As-Sa’dî, p.25 et 26.
NDT : (*) les trois demeures sont : ce bas-monde, la tombe et l’au-delà.